Côté Ouest - février 2010
Terre Bretagne, été 2009
Régal, été 2009
Version Fémina, 26 avril 2009
Télégramme, 4 novembre 2008
Prima, novembre 2008
Télégramme, 20 août 2008
L'Express 14 août 2008
Télégramme, 30 juillet 2008
Maison Magazine, juillet 2008, p1
Ouest-France, 9 juillet 2008
Ouest-France, 21 juillet 2008
Marie Claire, juin 2008
Télégramme, 15 mai 2008
Ouest-France, 9 mai 2008
♦ balade
C’est une pointe au bout du bout (Finistère
signifiant «fin de terre»),mais elle fait
des vagues cet été de Brest à l’aberWrac’h.
Carnet d’art de vivre côtier, en quatre étapes.
Cabotage
autour de la mer d’Iroise
Texte et photos Anne-Laure Murier
BREST «MÊME», COMME ON DIT ICI ! Pour poser l’ancre, la rue de Siam est idéale. Remis
à neuf, l’hôtel Océania offre un confort sobrement design et jouxte l’adresse
gastronomique branchée du moment : le Nautilus et sa cartemarine. Dans cette percée centrale, ponctuée
à mi-hauteur par les sept fontaines modernes de Martha Pan, sont également basés deux bastions
du bon goût brestois : Histoire de chocolat, qui magnifie le miel ouessantin, et l’exotique
Comptoir Kerjean, qui fait perdre la boussole entre sa liqueur au ginseng pêchée en Corée et ses raisins de
table au brandy Toschi. Du bon et du beau, c’est l’alchimie raffinée dont régale
la boutique Tôt ou Tard, derrière les proches halles Saint-Louis. On craque autant pour ses sucres parfumés
(coquelicot, pistache, épices orientales…) que pour ses rillettes de berniques ou le carpaccio de truffes : heureusement
que les cabas La Marelle et Sidebag sont là pour tout emporter ! À la perpendiculaire, La Patine
est une autre porte à franchir. Dans ce dépôt-vente intimiste, la propriétaire
vend consoles en fer forgé et commodes ressuscitées par ses soins, à côté d’arts de la table.
Perpétuant sa douceur de vivre depuis l’avant-guerre, dans le haut Brest, le quartier Saint-Martin
a des airs de village, à
l’écart de la commerçante
rue Jean-Jaurès. Derrière
les halles qui s’animent
tous les jours, La Muse Vin
est un bistrot-cave couleur
framboise écrasée et absinthe,
aux places convoitées.
Bruno y concocte
une ardoise inspirée du
marché du jour et propose
des vins bio. Sur
la même place se tient,
chaque deuxième samedi
du mois, un marché aux
puces. Enfin, le Centre
d’art Passerelle, implanté
dans une ancienne friche
industrielle, mérite le coup
d’oeil, ne serait-ce que
pour son architecture :
4 000 m2 de volumes
exceptionnels, construits
suivant la technique du
béton précontraint.
Reste à se laisser dériver
jusqu’à la rade de Brest,
que surplombe le château.
À ses pieds sont stockées
les curiosités marines de
La Vie de château, «ni boutique
ni magasin, un lieu
différent où viennent se
reposer des objets de
voyageurs avant de repartir
dans d’autres rêves»,
apprécie Olivier de Kersauson.
Entre un fauteuil
de pont en palissandre et
une commande de bord en
teck, on aime aussi ces
jumelles de passerelle qui
n’exigent aucune mise au
point, baignées dans une
odeur de cire et d’huile
de calfeutrage. Quelques
volées de marches,et voilà
les docks ! Ambassadrice
de Brest et portant le nom
de son plus célèbre quartier,
la Recouvrance est la
réplique d’une goélette de
1817 qui propose des sorties
toutes voiles dehors
avec participation à la
manoeuvre, dans la rade
et ses alentours.
♦ Océania : 82, rue de Siam. Tél. : 02 98 80 66 66. ♦ Histoire de chocolat : 60, rue de Siam. Tél. : 02 98 44 66 09.
♦ Comptoir Kerjean :79,rue de Siam.Tél.:02 98 44 36 71. ♦ Tôt ouTard :49,rue de Lyon.Tél.:02 98 80 14 21.
♦ La Patine :1,pl.Saint-Louis. Tél.:02 98 46 67 15. ♦ La Muse Vin :10,rue Charles-Berthelot.Tél.:02 98 33 38 03.
♦ Centre d’art Passerelle :41,rue Charles-Berthelot. Tél. : 02 98 43 34 95.
♦ La Vie de château : 3, bd des Français-Libres. Tél. : 02 98 44 97 36. ♦ La Recouvrance, tél. : 02 98 33 95 40.